Le 26 septembre prochain, nous voterons sur une nouvelle révision de l’assurance-chômage. L’enjeu est très important car le chômage est un des piliers de la société suisse, il permet de protéger les citoyens qui se retrouvent sans travail quelle qu’en soit la raison et de leur assurer des indemnités pour subsister. Mais la révision réduit les prestations pour tous les citoyens, et vise des classes sociales particulières.
Les jeunes (jusqu’ à 30 ans) sont les premiers touchés par cette révision. En effet, ils devront accepter n’importe quel emploi même si celui-ci n’a aucun rapport avec leur formation. Après avoir terminé cette dernière, les jeunes sans travail devront attendre six mois avant de toucher des indemnités. Celles-ci dureront quatre mois – alors que la loi actuelle promet une année – et ils seront ensuite à la charge des parents. D’autres réductions rentrent en vigueur pour les travailleurs de moins de 25 ans : augmentation des jours d’attente et une réduction des jours d’indemnités. Quels beaux signes de solidarité envoient nos élites politiques envers les jeunes, bravo ! Cependant, une autre catégorie de la population sera aussi gravement touchée : les femmes. Celles qui décideront de se consacrer à leur vie familiale durant quelques années n’ont qu’à bien réfléchir. Non seulement, elles ont déjà des difficultés à trouver du travail après une longue interruption, mais encore, la nouvelle loi leur accorde quatre mois de chômage. Ainsi, on pénalise les familles et les enfants car avec cette nouvelle révision, quelle femme décidera de rester s’occuper des enfants ? Très peu, et il faut encore noter que les personnes qui se remettent d’une longue maladie auront le droit à ces mêmes « prestations » de quatre mois d’indemnités : hé oui, il ne fallait pas tomber malade !
Finalement, les travailleurs âgés (dès 55 ans) verront leurs jours d’indemnités se réduire de 520 jours à 400 jours. Après avoir cotisé durant toute une vie, les citoyens sont en droit d’attendre que les jours soient indemnisés jusqu’au moment où ils trouvent un nouvel emploi. La loi actuelle ne prévoit déjà pas de telles prestations mais elle va encore les réduire. Lorsque l’on sait les difficultés pour cette catégorie de la population de retrouver du travail, une nouvelle diminution les pousse directement à prendre une retraite anticipée !
Voici donc ce que le Conseil Fédéral nous propose : premièrement des réductions de prestations et ensuite des augmentations des cotisations. En effet, les travailleurs devront dorénavant cotiser 2.2% de leur salaire pour l’assurance-chômage. Il y a une petite entorse à cette règle : les salaires qui vont de 126’000 et 315’000 francs cotiseront uniquement 1 % de leur revenu. Le Conseil Fédéral ose appeler cela, une « cotisation de solidarité ». Ainsi, les citoyens qui ont un grand salaire ne payeront pas comme les autres. Vous me demanderez : et après 315’000 francs, il se passe quoi ? Et bien, aucune cotisation. Les autres n’auront pas besoin de payer, on ne comprend d’ailleurs pas vraiment pourquoi. La fameuse cotisation de solidarité s’évapore lorsqu’on parle des riches.
Toujours dans le souci de gros sous, les citoyens verront aussi les frais pour l’aide sociale augmenter. En effet, les travailleurs sans emploi vont probablement se bousculer aux portes de l’aide sociale. Le Conseil fédéral attend une augmentation de 240 millions pour les cantons. Ainsi, il, sera probable que les citoyens devront payer cet argent, il y aura donc une augmentation des cotisations des deux côtés. La prochaine étape, une réduction des prestations de l’aide sociale ?
Pour toutes ces raisons, la section Gros-de Vaud vous invite à voter NON pour ce nouveau démantèlement de l’assurance-chômage.

0 Réponses vers “Révision de la loi sur l’assurance-chômage.”