Initiative populaire « Pour la protection face à la violence des armes. Â»

« No Arm, No cry »

Le 13 février prochain, le peuple suisse devra s’exprimer sur la question des armes à domicile. Une initiative qui fut lancée en 2008, et faisait suite à une demande pressante de la population pour la protection des civils contre les armes militaires. Bien entendu, plusieurs affaires avaient alors défrayé la chronique médiatique, des meurtres à cause d’arme à feux militaire.

L’initiative permet d’éviter ces tueries dans la mesure où elle demande que les armes militaires demeurent dans un dépôt sécurisé et soient enregistrées. 300 morts par année à cause de ces armes. Notez ce chiffre ;  l’initiative permet de l’effacer. Car oui, la proximité avec un arme augmente les chances qu’une personne sous un stresse intense prenne son arme et commette l’irréparable.

Il est bien entendu nécessaire de faire comprendre que la gauche n’a pas une vision angélique de la réalité. Nous savons très bien que cette initiative ne permettra pas de réduire entièrement ce nombre de mort. Mais, on pourra le diminuer, et partant du principe qu’une vie humaine est plus chère que toutes autres choses, l’initiative est donc une bonne solution.

L’aspect positif de cette initiative est qu’elle ne mélange pas les différentes personnes qui utilisent des armes. En effet, les chasseurs et les citoyens qui font du tir ne sont touchés que dans une moindre mesure. Tout au plus quelques moments administratifs quelques peu ennuyeux  à passer, mais bon quand il s’agit de sauver des vies,  ces moments-ci devraient être réalisés sans trop de peine. Sans compter que leur passion pour le tire est beaucoup plus important que des simples papiers à remplir. Il ne s’agit donc pas d’une attaque  généralisée contre les armes à feux, comme veut-nous le faire penser certains partis politiques. Si vous ne me croyez pas, je vous invite à lire le texte de l’initiative qui a le mérite d’être extrêmement clair sur ce sujet.

Mais alors, depuis quand les citoyens sont invités à garder leur arme chez eux ? Une habitude qui a commencé durant la deuxième guerre mondiale, où  en temps de guerre, l’Etat souhaitait que les citoyens puissent se défendre.  Néanmoins, après la fin de la guerre, la loi n’a pas changé, et à progressivement acquis l’étiquette de tradition ; normal, il fallait bien justifier une démarche on ne peut plus inhabituelle en Europe, dont même les pays belligérants n’usaient pas. Cette coutume est maintenant devenue un moyen pour certaines personnes de se suicider ou de tuer leur famille. Il faut donc y remédier, et excusez-nous, messieurs, si l’on souhaite supprimer une tradition suisse extrêmement glorieuse, qui autorise la mort de nombreuses personnes chaque année.

Le POP Gros de Vaud vous invite donc à accepter l’initiative, pour des raisons humaines. Ne vous laissez pas impressionner par des arguments stupides tel que «c’est un moyen de dissuader les voleurs» car oui, les cambrioleurs ne savent pas qui détient une armes avant de passer à l’acte,  ou alors, autre argument choc, le « monopole des armes aux criminelle » car oui, la police aura toujours le droit de détenir des armes, ce qui détruit ce fameux0 monopole tant craint ;   Il faut maintenant songer aux personnes humaines  et arrêter de se cacher derrière des étiquettes ou des slogans qui visent qu’une seule chose : faire peur et créer de l’insécurité.

 

 Site internet : wwww.protection-armes.ch

 

Echec et mat

 

Hier, le Parti Socialiste et le Parti Radical-Libéral ont conservé leur siège respectif au Conseil Fédéral puisque Simonetta Sommaruga (PS) et Johann Schneider-Amman (PRL) ont été élus par l’assemblée

Néanmoins, ces élections furent entourés d’un certains suspens, car un intrus a essayé de troubler le jeu politique. L’UDC a lancé Jean-François Rime dans la course au siège, et a déjoué tous les pronostiques car il a réussi à supplanter les autres candidats jusqu’au dernier tour. Ainsi, le  jeu des « je vote pour toi et tu votes pour moi », sorte d’alliance  entre les différents partis politiques a failli profiter à ce parti de la droite dure. Forte heureusement,  Monsieur Rime n’a pas été élu, mais le peuple suisse est quand même en droit de se demander si ces stratégies politiques sont réellement judicieuses pour lui.

Lorsque nous regardons les politiciens recourir à ces petits arrangements politiques, avec le risque d’anéantir les concordats entre les partis, on peut se mettre à penser que le Conseil Fédéral pourrait être élu par le peuple. En effet, si on observe ces élections, on voit que finalement nos élites politiques ne sont pas beaucoup plus mature que peuple, comme certain ose le dire. Par exemple, l’un des arguments étaient que la population aurait tendance à voter pour le parti qu’ils portent dans son cœur. Mais, il n’y a cas crée une loi qui préserverait les chances des différences linguistiques et politiques afin d’anéantir ces « risques » de déséquilibre. De plus, rien n’est moins sûr que chaque citoyen vote pour le même parti, ce qui assurerait de préserver l’équilibre. Les différences politiques se retrouveraient dans tous les cas lors des résultats d’une telle élection. Néanmoins, la création d’une loi permettrait d’anéantir la possibilité d’un parti unique ou qu’une seule région linguistique soit représentée au Conseil Fédéral. Ces craintes de la part de certains politiciens sont d’autant plus étranges que le parlement a élu hier deux personnes qui proviennent du même Canton ! Le Tessin risque bien d’attendre longtemps avant de pouvoir obtenir enfin un siège…

Révision de la loi sur l’assurance-chômage.

Le 26 septembre prochain, nous voterons sur une nouvelle révision de l’assurance-chômage. L’enjeu est très important car le chômage est un des piliers de la société suisse, il permet  de protéger les citoyens qui se retrouvent sans travail quelle qu’en soit la raison et de leur assurer des indemnités pour subsister. Mais la révision réduit les prestations pour tous les citoyens, et vise des classes sociales  particulières.

Les  jeunes (jusqu’ à 30 ans) sont les premiers touchés par cette révision. En effet, ils devront accepter n’importe quel emploi même si celui-ci n’a aucun rapport avec leur formation. Après avoir terminé cette dernière, les jeunes sans travail devront attendre six mois avant de toucher des indemnités. Celles-ci dureront quatre mois – alors que la loi actuelle promet une année – et ils seront ensuite à la charge des parents. D’autres réductions rentrent en vigueur pour les travailleurs de moins de 25 ans : augmentation des jours d’attente et une réduction des jours d’indemnités. Quels beaux signes de solidarité envoient nos élites politiques envers les jeunes, bravo ! Cependant,  une autre catégorie de la population sera aussi gravement touchée : les femmes. Celles qui décideront de se consacrer à leur vie familiale durant quelques années n’ont qu’à bien réfléchir. Non seulement, elles ont déjà des difficultés à trouver du travail après une longue interruption, mais encore, la nouvelle loi leur accorde quatre mois de chômage. Ainsi, on pénalise les familles et les enfants car avec cette nouvelle révision, quelle femme décidera de rester s’occuper des enfants ? Très peu, et il faut encore noter que les personnes qui se remettent d’une longue maladie auront le droit à ces mêmes « prestations »  de quatre mois d’indemnités : hé oui, il ne fallait pas tomber malade !

Finalement, les travailleurs âgés (dès 55 ans) verront leurs jours d’indemnités se réduire de 520 jours à 400 jours. Après avoir cotisé durant toute une vie, les citoyens sont en droit d’attendre que les jours soient indemnisés jusqu’au moment où ils trouvent un nouvel emploi. La loi actuelle ne prévoit déjà pas de telles prestations mais elle va encore les réduire. Lorsque l’on sait les difficultés pour cette catégorie de la population de retrouver du travail, une nouvelle diminution les pousse directement à prendre une retraite anticipée !

Voici donc ce que le Conseil Fédéral nous propose : premièrement des réductions de prestations et ensuite des augmentations des cotisations. En effet, les travailleurs devront dorénavant cotiser 2.2% de leur salaire  pour l’assurance-chômage.  Il y a une petite entorse à cette règle : les salaires qui vont de 126’000 et 315’000 francs cotiseront uniquement  1 % de leur revenu.  Le Conseil Fédéral ose appeler cela, une « cotisation de solidarité ».  Ainsi, les citoyens qui ont un grand salaire ne payeront pas comme les autres. Vous me demanderez : et après 315’000 francs, il se passe quoi ? Et bien, aucune cotisation. Les autres n’auront pas besoin de payer, on ne comprend d’ailleurs pas vraiment pourquoi. La fameuse cotisation de solidarité s’évapore lorsqu’on parle des riches. 

Toujours dans le souci de gros sous, les citoyens verront aussi les frais pour l’aide sociale augmenter. En effet, les travailleurs sans emploi vont probablement se bousculer aux portes de l’aide sociale. Le Conseil fédéral attend une augmentation de 240 millions pour les cantons. Ainsi, il, sera probable que les citoyens devront payer cet argent, il y aura donc une augmentation des cotisations des deux côtés. La prochaine étape, une réduction des prestations de l’aide sociale ?

Pour toutes ces raisons, la section Gros-de Vaud vous invite à voter NON pour ce nouveau démantèlement de l’assurance-chômage.

Votation du 7 mars 2010

Dans quelques jours, nous voterons sur un sujet extrêmement important, une adaptation du taux de conversion de notre deuxième pilier. En effet, après avoir travaillé et cotisé durant toute une vie, « Monsieur et Madame tout le monde » ont le droit de toucher un pourcentage sur le capital accumulé. C’est ce pourcentage qui est au centre de la votation, autrement dit, le taux de conversion.  Le parlement suisse a décidé de baisser ce taux à  6.4% ; actuellement il est fixé à 7%. Il y a plusieurs années, ce taux était déjà plus haut, la baisse se place donc dans une continuité politique visant à réduire l’argent redistribuer aux travailleurs.

Mais comment se fait-il que le gouvernement décide que le peuple doit payer pour les erreurs de gestions ? Ce même gouvernement qui fournit 1 milliards à UBS ne peut-il pas aussi verser une somme d’argent pour les travailleurs suisses ? « Non », dit le parlement, le peuple « passera à la caisse ».  Prétendant une baisse de la population laborieuse, nos dirigeants souhaitent donc que les retraités reçoivent moins d’argent. Nos caisses ont déjà suffisamment été attaquées pour qu’on continue de les baisser.

Dans une manœuvre perfide d’économie, les taux d’intérêts de notre deuxième pilier ont déjà été abaissés il y a plusieurs années. Ainsi, notre argent rapporte moins et en plus on en touchera à moins à l’âge de la retraite. Je me demande qu’elle est la prochaine étape ? Une hausse de l’âge de la retraite ? Une baisse de l’AVS ? Il est très probable, que nous devons continuer de travailler bien après notre retraite, si les baisses continuent. Nos vies ne se résument pas à être aux services du capital ! Alors votez NON à « l’adaptation » du taux de conversion minimale !

Distributions de flyers.

La section a décidé de lancer une campagne de recrutements par le biais d’une distribution de flyers dans la région du Gros-de-Vaud. Ainsi, ce n’est pas moins de 1000 flyers qui arriveront dans les boîtes aux lettres de la population de notre région.

Mais pourquoi distribuer des flyers ?

Premièrement nous l’avons dit, il s’agit d’attirer de nouveaux membres au sein de notre section car les militants sont peu nombreux. Avec d’autres personnes, c’est aussi un nouveau dynamisme qui se met en place, et de nouvelles idées pour notre combat. Il en ressort donc une équipe fortifiée et un nouveau souffle.

Il en est ainsi, à l’heure actuelle la section manque cruellement de visibilités dans notre région. Cette distribution de Flyers est aussi là pour montrer aux gens que le POP est présent, les soutient et se bat pour eux. Peut-être aurons-nous aucun retour, mais l’important est que la population comprenne que la section Gros-de-Vaud bouge. En ajoutant les fréquentes distributions des « Résistances » et une présence sur le terrain, les gens apprendront à nous connaître progressivement. Il s’agit donc d’un travail de fonds et nous en récolterons les fruits dans plusieurs années. 

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